Coupe menstruelle, Gynécologie & intimité féminine

Le Choc Toxique, qu’est-ce que c’est ?

Découvrez-en plus sur le Syndrome du Choc Toxique (SCT)? Quelles précautions prendre pour l’éviter ? Puis-je continuer à porter une coupe menstruelle ? Claripharm vous répond.🔎

Le Syndrome du Choc Toxique, on fait le point

« Le Syndrome du Choc Toxique est une maladie rare mais grave qui peut être mortelle »
On l’a toutes lues au moins une fois sur la notice de nos protections hygiéniques, et on a (peut être) un peu paniqué. Qu’est ce que c’est exactement ? Qui est à risque de développer cette maladie ? Quelles précautions prendre pour l’éviter ? On fait le point avec vous sur les connaissances scientifiques à ce jour.

C’est quoi le Syndrome du Choc Toxique ?

Le Syndrome du Choc Toxique (ou SCT) est une maladie qui peut être causée par deux types de bactéries : le Staphylocoque doré (en majorité) et les Streptocoques de groupe A. Ces bactéries sont naturellement présentes sur la peau et les muqueuses d’environ 30 à 40% de la population, et ne posent pas de problèmes dans la grande majorité des cas. Seulement voilà, parfois ces bactéries trouvent un endroit particulièrement propice à leur développement, et peuvent déclencher un SCT.

Ces foyers de développement ? Une blessure, une cicatrice suite à une opération chirurgicale ou… le sang des règles. Environ 50% des cas de SCT se produisent chez des femmes qui ont ou viennent d’avoir leurs règles, on parle alors de SCT menstruel. Les autres 50% se développent chez des hommes, des femmes, des enfants, sans distinction d’âge ou de sexe (en général à partir d’une plaie infectée).

Après un certain temps à se développer dans une blessure ou dans le sang des règles, le Staphylocoque doré va libérer une toxine qui va se répandre dans le sang, puis dans le corps entier. C’est la toxine TSST-1. Si le corps ne sait pas se défendre correctement contre cette toxine, celle-ci va déclencher une réaction immunitaire en chaîne car c’est ce qu’on appelle un superantigène : la toxine TSST-1 va déclencher une réaction immunitaire disproportionnée et le corps va sur-réagir, ce qui va rendre les vaisseaux sanguins poreux, provoquant une hypotension et une défaillance multiple des organes qui peut aller jusqu’au décès. Dès l’apparition des premiers symptômes, il faut donc agir très vite en retirant son dispositif intra vaginal et aller d’urgence consulter un médecin.

Bon. Ça c’était le scénario catastrophe ! Mais il y a plein de façon de reconnaitre un SCT, et surtout, de l’éviter au maximum.

Quels sont les symptômes du Syndrome du Choc Toxique menstruel ?

Les symptômes peuvent apparaitre pendant les règles ou quelques jours après la fin des règles.

Les symptômes sont semblables à ceux de la grippe : fièvre, nausées, vomissements, maux de tête, courbatures. Il est aussi possible d’avoir les symptômes d’un état de choc, comme des étourdissements ou malaises dûs à une tension faible et une éruption cutanée semblable à un coup de soleil. On se répète mais c’est très important : dès l’apparition des premiers symptômes, il faut donc agir très vite en retirant son tampon ou sa cup et aller d’urgence consulter un médecin.

Statistiquement, quels sont les risques de developper un Syndrome du Choc Toxique menstruel ?

Les chiffres sont clairs : sur 14 millions de femmes en âge d’avoir leurs règles en France, 20 souffrent de SCT menstruel par an (tous avec des tampons), soit 0,0001%.

Les risques de développement d’un SCT sont donc très limités, cela voudrait dire :

  • Faire partie des 30% de la population qui est naturellement porteuse du Staphylocoque doré
  • Et encore, faire partie des 4% de la population qui est porteuse d’une souche de Staphylocoque doré capable de produire la TSST-1 (eh oui, toutes n’en sont pas capables !)
  • Et en plus, faire partie des 10% de la population qui n’est pas capable de se défendre contre la toxine TSST-1.

Statistiquement parlant, il y a donc vraiment, vraiment peu de risques de développer un Syndrome du Choc Toxique menstruel. Cependant :

  1. Il n’existe pas à ce jour de test disponible en pharmacie permettant de savoir si vous êtes porteuses d’un Staphylocoque doré,
  2. Même si c’était le cas, ce n’est pas parce que vous n’êtes pas porteuse à un instant T que vous le deviendrez pas plus tard. On considère que 50% de la population est porteuse intermittente du Staphylocoque doré.
  3. Il n’existe aucun test disponible en pharmacie pour savoir si vous êtes immunisée contre la toxine TSST-1.

Il est donc impossible à ce jour de savoir si vous êtes à risque d’avoir un SCT un jour, il vaut donc mieux prendre toutes les précautions que nous allons voir plus bas. Vous devriez retrouver ces recommandations sur les notices de tampon, de coupe menstruelle et de tout dispositif destiné à être inséré dans le vagin de façon prolongée (diaphragme, éponge).

Qu’est ce qui peut faciliter l’apparition du Syndrome du Choc Toxique menstruel ?

On a commencé à entendre parler du Syndrome du Choc Toxique menstruel dans les années 80 aux USA, lorsqu’une marque de tampon, la marque Rely, a causé une épidémie de 772 cas de SCT menstruel, et 38 décès. Cette marque de tampons était excessivement absorbante, et on ne connaissait pas le SCT menstruel, donc certaines femmes gardaient le même tampon pendant toutes leurs règles (ce qu’on déconseille totalement bien sûr). Les tampons Rely étaient super-absorbants grâce à une matière synthétique : le carboxyméthylcellulose, et il a été prouvé que c’est bien ce matériau qui favorisait la croissance du Staphylocoque doré.

Aujourd’hui, cette matière n’est plus utilisée dans les tampons, et des précautions d’usage ont été ajoutées : c’est depuis ce scandale Rely que les fabricants de tampons indiquent leur absorption grâce à de petites gouttes, (afin d’éviter de porter inutilement des tampons trop absorbants, favorisant le SCT menstruel) et que les temps de port conseillés sont de 4 à 8h. Grâce à ces mesures, le nombre de SCT menstruel a fortement diminué.

Une récente étude scientifique montre d’ailleurs que la composition des tampons ou cups actuellement en vente n’influence pas la croissance du Staphylocoque doré (ouf !), nous en parlons plus en détails ici et .

Mais au risque de décevoir certaines d’entre vous, la cup ne protège pas du Syndrome du Choc Toxique menstruel…

Car c’est bien le fait de retenir le sang des règles dans le vagin qui fait que le Staphylocoque doré se développe parfois. Après des années d’oubli, le sujet du SCT menstruel commence enfin à être sérieusement étudié, et les récentes publications scientifiques sur le sujet nous permettent de recommander ces importantes précautions à prendre si vous voulez utiliser un tampon ou une coupe menstruelle en toute sécurité :

Facteurs de risque de SCT menstruel Comment agir pour diminuer le risque ?
  • Choisir un tampon trop absorbant ou une coupe menstruelle trop grande.

 

  • (ré)Introduire du Staphylocoque doré dans le vagin pendant les règles

 

  • Laisser un temps de développement au Staphylocoque doré suffisant pour qu’il produise la toxine TSST-1

 

·      Un système immunitaire qui ne sait pas se défendre
contre la toxine TSST-1

·      Ne pas utiliser de dispositif intravaginal si vous avez déjà souffert de SCT (menstruel ou non) ou si vous êtes sévèrement immunodéprimée

C’est finalement pas si compliqué ! En plus, Claripharm vous facilite la vie en vous proposant, pour chaque taille, un Duopack vous permettant de changer de cup pendant la journée si vous n’avez pas la possibilité de la désinfecter : vous gardez une cup propre dans sa boite, que vous emportez avec vous pour la journée, et après 6h, vous pouvez l’échanger avec celle que vous portiez !

Pourquoi une étude sur la coupe menstruelle ? (SCT)

Vous en avez peut-être entendu parler, une étude scientifique a récemment été publiée et reprise dans beaucoup de médias avec parfois des titres alarmistes sur le Syndrome du Choc Toxique. Certain(e)s ont compris que la coupe menstruelle est plus dangereuse que les tampons, d’autres que la coupe menstruelle n’est pas plus dangereuse, mais qu’il faut juste la nettoyer plus souvent. Et nous dans tout ça, on fait quoi ? Aujourd’hui, on démêle le vrai du faux et du malentendu avec vous.

Qui a fait cette étude ?

L’étude a été menée par une équipe de chercheurs française basée à Lyon. Ces chercheurs font partie du Centre National de Référence du Staphylocoque, une institution chargée d’étudier ces petites bactéries qui nous causent pas mal de problèmes. Dans cette étude, ils ont cherché à savoir si les tampons ou les coupes menstruelles favorisaient la croissance du Staphylocoque doré, la bactérie responsable du Syndrome du Choc Toxique.

C’est quoi le Syndrome du Choc Toxique ?

Vous avez peut être entendu l’histoire de la mannequin Lauren Wasser, qui a perdu ses deux jambes suite à un Syndrome du Choc Toxique. Le Syndrome du Choc Toxique (SCT) est causé par une bactérie, le Staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) qui produit une toxine, la TSST-1, laquelle est capable de traverser la paroi vaginale et de se répandre dans le corps. La toxine TSST-1 peut provoquer une gangrène des extrémités, voire un arrêt des organes vitaux. Hommes, femmes ou enfants peuvent développer un SCT, mais 50% des cas de SCT se déclarent chez des femmes pendant ou peu de temps après leurs règles, on parle dans ces cas de Syndrome de Choc Toxique (SCT) menstruel.
Pourquoi ? Parce que le Staphylocoque se développe particulièrement bien dans le sang des règles. Il faut se rappeler que le SCT est très rare : sur 15 millions de femmes qui ont leurs règles en France, 15 cas de SCT menstruels sont répertoriés chaque année, soit 0,0001%.

Quel est le but de cette étude ?

Le SCT menstruel a été découvert dans les années 80, quand un tampon super (hyper-giga-méga) absorbant a été mis sur le marché : le tampon Rely. Il a malheureusement provoqué environ 772 cas de SCT et 38 décès, car sa composition favorisait la croissance du Staphylocoque doré. Depuis, le tampon Rely a été retiré du marché, et son composant principal, le carboxyméthylcellulose, a été interdit dans les tampons. C’est aussi depuis ce scandale que les fabricants de tampons conseillent de le changer toutes les 4 à 8 heures, car le tampon Rely était tellement absorbant que les femmes le gardaient parfois durant … toutes leurs règles !

Depuis les années 80, de nouveaux composants sont arrivés dans les tampons, notamment la viscose. L’équipe de scientifiques a donc cherché à savoir si cette nouvelle composition pouvait jouer un rôle dans le développement du Staphylocoque et du SCT. De nombreux fabricants de coupes menstruelles (dont Claripharm ne fait pas partie) et de tampons en coton bio affirment que leurs produits protègent du Syndrome du Choc Toxique. Ils ont donc voulu vérifier si c’était réellement le cas.

Comment les tampons et les coupes menstruelles ont-ils été évalués ?

Il n’était pas possible de demander à des femmes de porter des tampons le plus longtemps possible et de risquer de mettre leur vie en danger. Les chercheurs ont donc reproduis les conditions dans lesquelles se trouvent les tampons ou les cups une fois dans le vagin, pendant les règles. Pour cela, ils ont utilisé des sachets en plastique (pour reproduire le vagin), 15 mL d’un liquide reproduisant le sang des règles, une souche de staphylocoque doré prélevée sur une femme qui a souffert d’un SCT, et bien sûr, un tampon classique, un tampon bio ou une cup.

Aha, le Cliff Hanger ! Quels résultats ont-ils eu ? Est-ce que ça change quelque chose pour moi ?
Lire la suite ici.

Coupe Menstruelle et Syndrome du Choc Toxique

Quels sont les résultats de l’étude ?

Après avoir placé les tampons ou cups dans des sachets plastiques individuels dans un milieu de culture et en présence de Staphylocoque doré, ils les ont placés à 37°C, pendant 8h.
Après 8h, les chercheurs ont mesuré la croissance du Staphylocoque doré et la production de la toxine TSST-1.

Déjà, une bonne nouvelle :

Aucun dispositif n’accélère la croissance du Staphylocoque doré, donc nous ne risquons pas d’avoir une épidémie de Syndrome du Choc Toxique.

Mais aussi des précautions à prendre :

  • Aucun tampon, tampon bio ou cup ne protège du Syndrome du Choc Toxique. Et plus important encore : aucun tampon, tampon bio ou cup ne devrait être porté plus de 8h. Car les chercheurs ont observé une production de la toxine TSST-1 dans tous les cas. Malheureusement, ils n’ont pas mesuré la croissance du Staphylocoque doré avant ces 8h, il est donc difficile de faire des recommandations pour tous les produits.

En revanche, avant la publication de cette étude, le Laboratoire Claripharm a commandité une étude sur le temps de port de la Claricup, ce qui nous permet de vous assurer une sécurité maximale pendant 6h avec la Claricup. Les détails de l’étude sur la coupe menstruelle Claricup sont disponibles ici. Notre étude ressemble beaucoup à celle dont nous parlons aujourd’hui, à la différence que nous avons mesuré la croissance du Staphylocoque doré toutes les heures pendant 12h.

  • Il faut choisir sa cup en fonction de son flux. Car la taille des coupes menstruelles semble jouer un rôle dans la croissance du Staphylocoque doré et la production de TSST-1. La composition des cups n’est pas déterminante, c’est l’apport d’oxygène qui est important. Plus une coupe menstruelle est grande, plus elle permet un apport d’oxygène important. Il est important de rappeler qu’il faut tout de même que la coupe puisse contenir le flux, et que plus la coupe menstruelle se remplit vite, moins il y a d’oxygène.
  • Il faut désinfecter sa cup avant chaque insertion. Car le Staphylocoque doré reste fixé sur les coupes menstruelles et un simple lavage à l’eau ne suffit pas pour l’éliminer. Les chercheurs indiquent qu’il est donc important de désinfecter les cups avant chaque insertion, sinon il y a un risque de re-contamination avec le Staphylocoque doré. Ils suggèrent donc aux utilisatrices d’avoir 2 cups pour pouvoir en changer plus facilement pendant la journée.

Comment utiliser sa coupe menstruelle en toute sécurité ?

A la différence d’un autre dispositif, les coupes menstruelles sont à nettoyer régulièrement. D’autres fabricants revendiquent 12 heures sans fuites, mais on ne peut pas garder un tel argument marketing si ça met des vies en danger. C’est pour cette raison que le Laboratoire Claripharm conseille un temps de port de 6h, ainsi qu’un nettoyage et une désinfection systématiques entre chaque insertion. C’est pour vous, pour votre santé mesdames. Parce que nous les premières, n’avons pas envie de perdre une jambe juste parce qu’on a eu nos règles.

Il faut se rappeler aussi que cette étude ne concerne que le Syndrome du Choc Toxique. Pour l’instant, malheureusement, aucune étude n’est menée sur les perturbateurs endocriniens que l’on retrouve dans certaines protections hygiéniques (on rappelle que l’endométriose est classée par l’Institut de Veille Sanitaire comme potentiellement en lien avec les perturbateurs endocriniens), ni sur l’impact des tampons (qui absorbent tout) ou des cups (qui collectent uniquement les règles) sur la flore vaginale, indispensable à la santé de notre intimité.

Comment le Laboratoire Claripharm prend-il soin de moi ?

Chaque Claricup est systématiquement fournie avec sa box de désinfection, pour vous faciliter la vie : c’est parfois plus pratique de la désinfecter au four micro-ondes que dans une casserole d’eau bouillante !

Nous proposons aussi à prix réduit des Duopacks de 2 Claricup et 2 box, pour que vous ayez toujours une cup propre à disposition pendant la journée : vous insérez une cup le matin, l’autre cup propre est dans sa box, dans votre sac et au bout de 6h, vous n’avez qu’à les échanger aux toilettes. La box sert aussi à ça ! Grâce à elle, vous ne risquez pas de tâcher vos affaires avec une cup usagée en attendant de tout nettoyer tranquillement chez vous.

Nous vous conseillons également de choisir votre Claricup selon votre flux. D’autres paramètres peuvent jouer un rôle dans le choix de votre taille, comme la musculature de votre périnée ou la taille de votre vagin, mais à moins d’être sage-femme ou gynécologue, c’est quelque chose que peu d’entre nous peuvent évaluer. Par contre le flux, ça on connait !

L’engagement du Laboratoire Claripharm est simple : vous fournir les produits les plus sains possible, pour toujours plus de sécurité. C’est pour ça que l’on mène toutes ces études, que l’on obtient les certifications qui vous garantissent la sécurité des Dispositifs Médicaux, que l’on a fait 22 tests sur les matières premières et la Claricup, et que tous les jours nous travaillons pour vous fournir toutes les bonnes infos et les bons produits.

Cette étude est l’opportunité d’en savoir plus sur les alternatives aux protections périodiques classiques. Mais surtout l’opportunité pour que vous, utilisatrices, soyez pleinement informées des bonnes pratiques d’utilisation afin de protéger votre santé.

Nous sommes toutes concernées par les règles, alors c’est le moment d’en parler !

Vous avez d’autres questions relatives à l’utilisation quotidienne de votre coupe menstruelle? Ecrivez-vous sur les réseaux sociaux ou par mail à: contact@claripharm.fr

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